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Rénovation énergétique avec aides Anah : ce que changent les 91 900 chantiers lancés en 2024 pour votre logement
18 Septembre 2026

Rénovation énergétique avec aides Anah : ce que changent les 91 900 chantiers lancés en 2024 pour votre logement

Récemment, une note du Service des données et études statistiques (SDES) a dévoilé des chiffres clés sur les rénovations énergétiques aidées par l’Anah en 2024 : 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Derrière ces chiffres, il y a des propriétaires, des copropriétaires et des bailleurs qui, comme vous, se sont lancés dans des travaux lourds pour améliorer leur logement.

Concrètement, qu’est-ce que cela change si vous vivez dans une copropriété, si votre maison est une passoire thermique ou si vous envisagez des travaux avec MaPrimeRénov’ Ampleur ? Et surtout, comment se passent ces rénovations sur le terrain, du diagnostic à la fin du chantier ?

Le contexte : des rénovations plus nombreuses, plus lourdes et mieux financées

Les chiffres publiés montrent que la rénovation énergétique "sérieuse" n’est plus réservée à quelques pionniers :

  • 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah en 2024.
  • 2,4 milliards d’euros de subventions ont été versés.
  • Le nombre de rénovations progresse de +28 % en un an.

Une "rénovation d’ampleur", ce n’est pas seulement changer une fenêtre ou une chaudière. Il s’agit de travaux lourds qui transforment vraiment les performances du logement : isolation, chauffage, ventilation, parfois reprise complète de l’enveloppe du bâtiment. Le montant moyen des travaux atteint ainsi 41 500 euros par logement.

L’Anah (Agence nationale de l’habitat) a pris en charge en moyenne 63 % du coût de ces travaux. Autrement dit, pour 10 000 euros de travaux, environ 6 300 euros ont été financés en moyenne par les aides publiques, le reste restant à la charge des ménages (éventuellement complété par un prêt).

Passoires thermiques, copropriétés, MaPrimeRénov’ Ampleur : êtes-vous concerné ?

Derrière ces chiffres globaux, plusieurs catégories de ménages et de logements ressortent clairement.

Si votre logement est une passoire thermique

Les "passoires thermiques" (logements très mal classés au DPE, souvent en F ou G) sont au cœur du dispositif :

  • 46 800 passoires thermiques ont été rénovées.
  • Ces passoires représentent 51 % des logements aidés.
  • Parmi les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part grimpe à 74 %.

Si votre DPE classe votre logement en F ou G, vous êtes donc typiquement dans la cible de ces rénovations d’ampleur. Cela signifie :

  • Un potentiel d’aides important, notamment via MaPrimeRénov’ Ampleur (une aide dédiée aux rénovations globales).
  • Des travaux plus lourds à prévoir (plusieurs postes traités en même temps) mais un gain de confort et de facture énergétique souvent spectaculaire.

Si vous êtes un ménage modeste ou plus aisé

Les chiffres montrent aussi qui profite le plus des aides :

  • Les ménages modestes concentrent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur.
  • Les ménages plus aisés ne représentent que 12 % des opérations.

En pratique, si vos revenus sont modestes, vous avez plus de chances d’obtenir un taux de prise en charge élevé, ce qui réduit fortement le reste à payer. Si vous êtes plus aisé, vous pouvez aussi bénéficier d’aides, mais la part financée sera en général plus faible, ce qui implique un budget personnel plus conséquent.

Si vous êtes en copropriété ou bailleur avec Loc’Avantages

Les copropriétés prennent une place importante dans ces rénovations :

  • Les copropriétés représentent 42 % des rénovations aidées.
  • Le dispositif Loc’Avantages ne pèse que 3 % des opérations.

Si vous êtes copropriétaire, ces chiffres montrent que les rénovations globales d’immeuble sont désormais fréquentes. Les décisions se prennent en assemblée générale, à partir d’un audit énergétique (étude complète des performances du bâtiment) et de DPE collectifs ou individuels.

Si vous êtes bailleur et que vous utilisez ou envisagez Loc’Avantages (dispositif qui permet de bénéficier d’avantages fiscaux en échange d’un loyer modéré), sachez que ce levier reste minoritaire dans les rénovations d’ampleur. Vous pouvez cependant cumuler des aides travaux et un cadre fiscal avantageux, sous conditions.

Concrètement, comment se passe une rénovation d’ampleur chez vous ?

Dans la vraie vie, une rénovation énergétique de ce type ne se résume pas à un formulaire en ligne. Voici les grandes étapes auxquelles vous attendre.

1. Diagnostic et étude du logement

  • DPE (diagnostic de performance énergétique) pour connaître la classe énergie de votre logement et cibler les travaux prioritaires.
  • Souvent, un audit énergétique (analyse encore plus poussée) est réalisé pour simuler différents scénarios de travaux et estimer les économies possibles.
  • En copropriété, ces études portent sur tout l’immeuble, avec des visites des parties communes et parfois des appartements.

C’est à ce moment que vous verrez passer des techniciens, des thermiciens, des diagnostiqueurs. Ils mesurent, prennent des photos, posent des questions sur vos usages (chauffage, ventilation, fenêtres ouvertes ou non, etc.).

2. Montage du dossier d’aides Anah / MaPrimeRénov’ Ampleur

Une fois le scénario de travaux choisi, vient la partie administrative :

  • Devis détaillés des entreprises.
  • Dépôt du dossier d’aides (MaPrimeRénov’ Ampleur, Anah, autres aides locales éventuelles).
  • Validation des montants et du taux de prise en charge (en moyenne 63 % en 2024).

Attendez-vous à fournir des justificatifs de revenus, des pièces sur le logement, et à échanger plusieurs fois avec les interlocuteurs qui vous accompagnent. En copropriété, c’est souvent le syndic ou un assistant à maîtrise d’ouvrage qui centralise.

3. Travaux et vie quotidienne

Avec un montant moyen de 41 500 euros, il s’agit de chantiers importants :

  • Échafaudages sur la façade, isolation par l’extérieur, changement des menuiseries, remplacement du système de chauffage, etc.
  • Présence d’artisans pendant plusieurs jours ou semaines.
  • En copropriété, impact sur les parties communes (bruit, circulation, parfois coupures temporaires).

Psychologiquement, il faut se préparer à une période un peu perturbée, mais qui reste limitée dans le temps, avec à la clé un logement plus confortable et moins coûteux à chauffer.

Points de vigilance et conseils pratiques avant de vous lancer

Ce à surveiller en priorité

  • Votre DPE actuel : s’il est en F ou G, vous êtes typiquement dans la moitié des logements aidés, et même dans les 74 % pour MaPrimeRénov’ Ampleur. Faites-le mettre à jour si besoin.
  • Votre profil de revenus : les ménages modestes représentent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur. Plus vos revenus sont modestes, plus le taux d’aide peut être élevé.
  • Le cadre collectif : en copropriété (42 % des rénovations), les décisions se prennent à plusieurs. Informez-vous en amont, lisez les rapports, participez aux assemblées générales.
  • Le reste à charge : même avec 63 % d’aides en moyenne, il reste une somme à financer. Anticipez un éventuel prêt ou une épargne dédiée.

Un conseil pratique pour mieux vivre votre rénovation

Avant tout, ne restez pas seul face aux chiffres et aux démarches. Faites-vous accompagner dès le départ :

  • Commencez par un DPE et, si nécessaire, un audit énergétique clair, pour savoir où vous allez.
  • Demandez des explications simples sur chaque scénario de travaux : durée, gêne au quotidien, économies attendues.
  • En copropriété, échangez avec vos voisins pour partager vos questions et vos craintes, cela facilite les décisions collectives.
  • Planifiez la période de travaux (télétravail, vacances, présence des enfants, animaux, etc.) pour réduire le stress au minimum.

En conclusion : un mouvement de fond dont vous pouvez profiter

Avec 91 900 rénovations d’ampleur aidées en 2024, dont 46 800 passoires thermiques traitées, la rénovation énergétique entre clairement dans le quotidien des propriétaires et des copropriétaires. Les montants en jeu sont élevés, mais les aides aussi, avec un taux moyen de prise en charge de 63 % et un ciblage fort sur les ménages modestes et les logements les plus énergivores.

Si votre logement est mal classé au DPE ou si votre copropriété évoque des travaux énergétiques, c’est sans doute le bon moment pour vous informer, faire réaliser vos diagnostics et étudier les aides mobilisables. Bien préparée, une rénovation d’ampleur est un passage un peu remuant, mais qui peut transformer durablement votre confort, vos factures et la valeur de votre bien.

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